Dans le lien suivant, Antoine et Jérémy, futurs ingénieurs qui ne sont pas de l’UTT, apportent leur témoignage. A nouveau, ils mettent en avant le caractère indispensable de l’allemand dans un contexte professionnel :
http://www.goethe.de/ins/fr/lp/lhr/wer/tes/frindex.htm
Voici d’autres témoignages d’UTTétiens partis en stage au cours des derniers semestres :
Ce premier témoignage est un peu long mais il permet d’aborder de nombreux points.
Sophie Rousselot, Coco new media, Munich, GSIT(TN09), P08
« J’ai choisi l’Allemagne pour deux raisons principales. Tout d'abord parce qu'il y avait le Bulats à passer. Quand je suis rentrée à l'utt, il était encore possible de passer le Bulats dans une autre langue que l'anglais (je crois que maintenant, c'est obligatoire d'avoir le bulats en anglais). L'anglais n'est pas mon fort, alors j'ai choisi de passer le Bulats en allemand. Et la meilleure façon de le réussir, c'était de partir en Allemagne. Ensuite, la seconde raison, c'est tout simplement que je voulais partir à l'étranger pendant mes études à l'UTT. Ainsi, un stage en Allemagne répondait bien à mes 2 souhaits. Concernant des éventuels préjugés, on m'avait expliqué la façon de vivre des allemands (les repas par exemple), ou des choses comme ça, mais pas de préjugés. J'avais surtout beaucoup d'appréhension. Avant de partir, je trouvais déjà l'Allemagne comme un pays, un peuple, une culture, intéressante, puis cela a changé, je les trouve désormais plus qu'intéressants ! C'est vraiment un pays riche en histoire et en patrimoine, avec une ouverture d'esprit qu'on ne connait pas en France. En six mois de temps, il est difficile de passer à côté de la culture allemande surtout en stage ! Déjà, je logeais dans une WG (Wohngemeinschaft, collocation). Ca se fait énormément en Allemagne. On était une dizaine de filles dans une maison, venues de tout pays : Sicile, Chine, Slovaquie, Russie, Pologne, Allemagne bien sûr, etc. Et le seul moyen de se comprendre était l'Allemand. Munich est une grande ville. Et à elle seule, elle regroupe déjà énormément de bâtiments, de musées, de parcs, de lieux culturels qui te permettent de découvrir cette culture. Ensuite j'ai pu participer à plusieurs grandes fêtes là-bas (Carnaval, la fête de mai). Puis j'ai découvert leur vie de tous les jours aussi. J'ai côtoyé des étudiants en plus de mes collègues de boulot. La vie étudiante est différente là-bas. Et puis, il y a toutes les infrastructures sportives, les pistes cyclables (important !), les mets traditionnels, etc. Un semestre à l'étranger, ça ne peut qu'être enrichissant culturellement !
J'ai trouvé mon stage sur internet, en cherchant dans l'annuaire européen des entreprises, Europages. L'entreprise s'appelle Coco new media, j'y suis restée les six mois de mon stage. C'est une S.A.R.L d'une petite dizaine de personnes. Elle crée des sites internet. C'est une entreprise qui prend souvent des stagiaires, mais qui ne cherche pas spécialement de stagiaires étrangers. […] Cela m'a ouvert des portes sur le marché français et indirectement sur le marché luxembourgeois. Sopra Group est venue vers moi pour mon stage de fin d'études et ce qui intéressait le directeur d'agence dans mon CV, c'est le fait que je parle allemand, car il aimerait s'étendre un peu sur l'Allemagne. Pour mon stage, ils m'ont affectée à une mission au Luxembourg, à la BCEE. Sopra avait présenté plusieurs profils à la banque pour un de leur projet. Mais ce qui les intéressait, c'était quelqu'un qui parle allemand, car le projet de la banque allait se faire avec des équipes d'une société autrichienne. Une fois de plus, ma connaissance de la langue allemande à jouer en ma faveur.
Les employés m'ont plutôt bien intégrée. C'était difficile au début, comme dans toute nouvelle entreprise où l'on va (en plus à l'étranger et qu'on ne connait pas), mais les collègues étaient très patients et m'aidaient beaucoup. Même si je me faisais difficilement comprendre et que je comprenais difficilement au début, ils ne m'ont pas laissée de côté pour autant. Sinon on ne se serait jamais parlé, et je serais revenue en France avec un allemand peut être encore un peu moyen, faible. Une fois qu'on a passé un cap, et qu'on commence à se faire comprendre, alors la machine est en marche. C’est au début que c'est difficile, et c'est bien entendu, à ce moment là qu'il ne faut pas laisser tomber. »
Eloi Ragot, Bombardier, Berlin, MTE(TN10), A09
« J’ai opté pour l’Allemagne pour des raisons personnelles […] et puis parce que j'avais fait allemand au collège-lycée et que l'Allemagne est un grand pays industrialisé et pilier économique de l'Europe. J’ai pas mal voyagé (Dresde, Hambourg, Hanovre...) et vivre au quotidien à Berlin m’a fait découvrir la culture Berlinoise. J'apprécie toujours ça au jour le jour. J'ai trouvé le stage par une annonce sur internet et j’ai répondu, puis relancé au téléphone avant d'obtenir un entretien téléphonique et être finalement pris. Bombardier est une très grande entreprise (16000 employés) qui fabrique des trains, métro… L'entreprise prend régulièrement des stagiaires étrangers et en général des employés de toutes nationalités du moment qu'ils parlent anglais et une deuxième langue. L’intégration s’est très bien passée, ils ont été très accueillants. »
Kévin Bedel, Parexel, Berlin, SIT(TN09), P09
« Je me suis décidé pour l’Allemagne car ils parlent allemand ! Et c'est la langue la plus parlée dans l'UE. Donc j'espérais être trilingue allemand/anglais. Je pensais que les allemands étaient très sérieux et mon impression n'a pas changé ! En tout cas, c’est enrichissant de découvrir une autre culture. L'UTT propose régulièrement des stages au sein de PAREXEL Berlin, j'ai candidaté et j'ai été pris. Parexel est une multinationale. Sur Berlin, elle faisait environ 1000 employés (secteur pharmaceutique/biotechnologie). Elle prend des stagiaires français au sein du service IT régulièrement. Le responsable de la division IT étant diplômé .... de l'UTC ! Mais il ne faut pas espérer communiquer en anglais avec les allemands. Donc il est nécessaire d'apprendre l'allemand si on veut s'intégrer ! »
Olivier Lo Verso, Tenneco, Edenkoben, GSM(TN09), P08
« Plusieurs raisons m’ont incité à choisir l’Allemagne : pour avoir en bagage une deuxième langue étrangère très recherchée, avoir une expérience enrichissante sur le CV (Allemagne, pays leader de
l'industrie Européenne), avoir une expérience enrichissante culturellement, enfin les heures sont comptées (RTT possibles), pas comme en France où on peut faire 50h payées 35 !
J'avais peur de pouvoir manger moins sainement. Ça a changé, car il y a peu de différences avec la France. La culture est très enrichissante et c'est impossible de ne pas la découvrir quand tu es en immersion dans un stage à l'étranger. J'ai trouvé seul le stage. Je me suis déplacé 3 fois en Allemagne pour des salons et 4 autres pour des entretiens... Tenneco compte 1300 employés sur le site et 80 000 dans le monde. Je fais aussi un stage chez Bosch, qui a 300 000 employés dans le monde et qui recrute beaucoup d’étrangers. Je pense que ce stage m'a ouvert les portes du marché de
l'emploi allemand mais je dois encore le vérifier quand je finirai mon stage pour savoir si
j'ai un boulot après. Mais après deux stages, je pense que oui. J’ai évidemment eu aussi des difficultés avec la langue mais c'est ce qui fait progresser, l'immersion et les difficultés. »